Alsace : rencontre Tatiana de Rosnay et ses lecteurs

Publié le par Blogsarah





Jeudi 12 juin, les gradins de la Maison de la Citoyenneté à Kingersheim étaient pleins pour la rencontre entre l’auteur du best-seller « Elle s’appelait Sarah » et ses lecteurs.

« Je ne suis pas américaine, je ne suis pas Julia Jarmond et je n’ai pas ce mari-là… », indique d’entrée Tatiana de Rosnay qui tient à préciser que son roman, Elle s’appelait Sarah, n’a rien d’autobiographique. Ce qui est vrai, c’est que comme la Julia Jarmond du livre, Tatiana de Rosnay est journaliste et qu’elle a découvert récemment — lors du discours de Jacques Chirac en 1995 - la réalité de la rafle du Vel’d’hiv, la déportation de milliers de juifs, adultes et enfants, organisée avec la complicité active de la police française. Lorsqu’elle s’est retrouvée face à cette histoire trop tue dans les manuels scolaires, elle a lu tous les écrits existants sur le sujet, a cherché à rencontrer des témoins… Puis elle a imaginé un roman où elle pourrait restituer fidèlement les faits. « Je ne pouvais pas me prendre des libertés avec cette réalité historique ». Elle a inventé le personnage de la petite Sarah, arrêtée dans un appartement parisien, enfermée au Vélodrome d’hiver avec ses parents puis internée dans le camp de Beaune-la-Rolande, coupable de porter une étoile jaune sur la poitrine…
Invitée par la médiathèque de Kingersheim à rencontrer ses lecteurs, l’auteur avoue être surprise par le succès de son dernier bébé littéraire, best-seller en France, diffusé aujourd’hui dans une vingtaine de pays et dont les droits ont été rachetés pour en faire un film. Il serait question de Jodie Foster pour le rôle de Julia.

Malgré l’emballement médiatique, Tatiana de Rosnay veut garder la tête froide. « J’ai encore du mal à réaliser, je m’attendais à un gentil succès, en retour, c’est un tsunami… Mais je suis quelqu’un qui est resté pareil. J’ai deux ados à la maison qui m’ancrent bien dans la vie de tous les jours ! »
Ce qui la réjouit avant tout, c’est de rencontrer ses lecteurs, que ce soit à Kingersheim ou dans le métro à Paris. Savoir que son livre permet à des milliers d’inconnus de prendre la mesure de cette histoire dramatique. Son autre combat, c’est de convaincre tous les ados que la lecture peut être un bonheur absolu. « Je suis très heureuse de voir tant de collégiens aujourd’hui, je suis mère de deux ados qui ne lisent pas… Je ne pensais pas qu’autant de jeunes de votre âge liraient ce livre… »
Lorsque Terrence lui demande quel conseil elle donnerait à quelqu’un qui souhaite écrire, elle répond spontanément : « Écris ! Il faut le faire concrètement. Écrire est avant tout un plaisir, un monde où tu pars de choses qui sont en toi et que tu essaies de partager. Après, il faut affronter le regard des autres. »
À l’âge de 11 ans déjà, Tatiana de Rosnay écrivait, offrait des écrits à sa maman le jour de la fête des mères. « Elle m’a encouragée, m’a dit, c’est vraiment bien, continue… »

 

Frédérique Meichler
L'Alsace.fr
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camille 01/10/2008 13:40

J' ai beaucoup aimer

TR 06/10/2008 17:05


merci camille