Delphine de Vigan a aimé "Elle s'appelait Sarah"

Publié le par Blogsarah

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"Rares sont les livres qui vous emmènent jusqu’à l’aube.
Elle s’appelait Sarah est de ceux-là.
Rien ne semblait pouvoir troubler la vie de Julia Jarmond, journaliste américaine installée à Paris. Que du bonheur : un mari architecte, une fille adorable, un prochain déménagement dans les beaux quartiers. Mais Julia est chargée d’écrire un article sur  la rafle du Vél d’Hiv. La journaliste découvre une page obscure de l’Histoire à laquelle elle s’était, jusqu’alors, peu intéressée. Juillet 1942. Des milliers de familles juives parquées puis déportées, à peine quelques survivants. Lors de ses recherches, Julia enquête sur le destin de Sarah, une enfant de 10 ans. Alors que la police française tambourinait à la porte, la fillette a enfermé son frère à clé dans un placard et lui a promis qu’elle reviendrait. Déportée, elle ne l’a jamais revu. Les murs et les hommes ont des secrets que seuls certains sont capables d’entendre. Le roman de Tatiana de Rosnay, d’une rare intensité, habité par le devoir de mémoire, résonne longtemps, une fois le livre refermé.

 Un samedi de mars, dans une petite librairie du 11ème arrondissement, Tatiana  de Rosnay présente et dédicace son dernier livre Elle s’appelait Sarah. Sur la table sont disposés quelques exemplaires de ses autres ouvrages, qu’elle repousse d’un geste définitif. Elle ne veut pas les signer. Elle est venue « pour Sarah », ce livre qui a changé sa vie. La libraire, amusée, récupère les autres piles. Un petit groupe se presse autour de la table, badauds du samedi,  habitués de la librairie, on se serre, un peu surpris. Coquetterie d’une romancière qui a derrière elle une dizaine de romans et plusieurs milliers d’exemplaires vendus ? Pas sûr. Lorsque Tatiana de Rosnay commence à parler de Sarah, son visage change, sa voix s’altère. Elle est allée à Drancy, à Beaune-la-Rolande, a rencontré des personnes qui ont échappé à la rafle. Elle a découvert le rôle joué par la police française, s’est heurtée au silence, au tabou.  Elle raconte et elle raconte bien. Ce livre qui l’a habitée pendant deux ans, refusé par plusieurs éditeurs et finalement traduit dans 14 langues avant même sa sortie en France. Ce livre qui a changé son regard sur le monde. Et quand Tatiana ajoute qu’elle ne sait pas bien ce qu’elle pourra écrire, après ça, on espère de tout cœur que ce n’est pas le dernier." 

 Delphine de Vigan  est l'auteur de No et Moi (Editions Lattès),en lice pour le prix Goncourt 2007. Signature chez Alice Media Store Bercy le vendredi 19 octobre à 19h00
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Publié dans Publication France

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