"J'ai retrouvé Sarah"

Publié le par Blogsarah

couverture_sarah_page_1.jpg05/04/2007 - Agathe Fourgnaud - © Le Point

 

C 'est un best-seller qui a bien failli rester au fond d'un tiroir. Un roman à suspense palpitant qui, depuis sa sortie le 1er mars, se vend comme des petits pains, dont les droits ont déjà été cédés à 16 pays et qui devrait bientôt faire l'objet d'une adaptation au cinéma. « Elle s'appelait Sarah », de la romancière et journaliste Tatiana de Rosnay, raconte l'histoire d'une jeune femme américaine partie sur les traces d'une petite fille juive victime de la rafle du Vel'd'hiv'.

Paris, 16 juillet 1942, 4 heures du matin. La police française fait irruption dans l'appartement des Starzynski, au coeur du Marais. La consigne est claire : les enfants aussi sont embarqués. Pour sauver son petit frère, Sarah le cache dans un placard qu'elle referme à clé en promettant de revenir lui ouvrir très vite. Mais, transférée du vélodrome au camp d'internement de Beaune-la-Rolande, elle comprend qu'il n'y aura jamais de retour. A moins de s'enfuir. Ce qu'elle parvient à faire, mue par l'obsession tenace que son petit frère continue de l'attendre.

Paris, mai 2002. Chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel'd'hiv' pour son magazine, la journaliste Julia Jarmond découvre le calvaire des 4 000 enfants juifs raflés, et celui de Sarah en particulier. Intriguée par sa disparition, elle cherche à savoir ce qu'est devenue la petite fille. Soixante ans plus tard, via l'appartement de la rue de Saintonge, son enquête perce des secrets qui impliquent sa belle-famille et chamboule son couple.

« J'ai spontanément écrit ce livre en anglais, ma langue maternelle, pour trouver le recul nécessaire qui m'a permis de ne pas verser dans le sentimentalisme », explique Tatiana de Rosnay, « Franglaise » de 45 ans et auteur de huit romans, qui n'en revient pas du « tsunami médiatique » provoqué par son petit dernier. « Il y a trois ans, se souvient-elle, j'étais au bord de la dépression parce qu'aucun éditeur ne voulait de mon manuscrit... »

« Elle s'appelait Sarah », de Tatiana de Rosnay, traduit de l'anglais par Agnès Michaux (Editions Héloïse d'Ormesson, 368 p., 22 E).

Publié dans Publication France

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